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Vocabulaire et outils pour "Les Sagesses Antiques" de M. Onfray

Polémologie : Étude scientifique de la guerre considérée comme phénomène psychologique et social.

 

 

Métensomatose : désigne le passage d'un corps à un autre, et non d'une âme qui va d'un corps à un autre. Le bouddhisme croit plutôt à la métensomatose, puisque c'est une religion où l'âme n'existe pas, et où le moi n'est qu'illusion de l'identité individuelle qui s'éteint dans la vacuité. 

- Le mot "métensomatose" vient du grec métensomatosis, qui signifie "déplacement du corps".

 

 

Onomastique : Qui est relatif aux noms propres, à leur étude; qui contient des noms propres. Études onomastiques; table, index onomastique...

 

Eudémonisme : Théorie selon laquelle le but de l'action est le bonheur conçu non comme quelque chose de sensible, mais comme une valeur intellectuelle, comme le souverain bien ;

Eudémonisme rationnel. Doctrine d'Aristote selon laquelle le bonheur est procuré par l'activité de la raison découvrant et contemplant la vérité. La morale grecque est essentiellement un eudémonisme rationnel (GILSON, Espr. philos. médiév., 1932, p. 158).

 

Rhizome : est un modèle descriptif et épistémologique dans lequel l'organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique —avec une base, ou une racine, prenant origine de plusieurs branchements, selon le modèle de l'Arbre de Porphyre—, mais où, tout élément peut affecter ou influencer tout autre (Deleuze & Guattari 1972:13). Dans un modèle arborescent d'organisation de la connaissance —comme la taxinomie et la classification des sciences — ce qui s'affirme comme élément de niveau supérieur est, en vérité, nécessairement subordonné, mais non l'inverse; dans un modèle rhizomatique, tout attribut affirmé d'un élément peut influencer la conception des autres éléments de la structure, peu importe sa position réciproque. Le rhizome n'a, par conséquent, pas de centre, une caractéristique qui le rend particulièrement intéressant pour la Philosophie des Sciences, la Philosophie sociale, la Sémiotique et la Théorie de la communication contemporaines.

 

Principe d'enrégimentement : "La citation obéit toujours à un principe d'enrégimentement. Utilisée à des fins hagiographiques, critiques ou dépréciatives, elle illustre, témoigne à charge ou à décharge, mais toujours elle bénéficie à l'usager." M. Onfray


 

Enrégimentement: Action de faire entrer ou d'entrer dans un parti, dans un groupe ayant une discipline contraignante.

Hagiographie : Biographie excessivement élogieuse.

 

 

Monisme : Tout système philosophique qui considère l'ensemble des choses comme réductible à l'unité: soit au point de vue de leur substance, soit au point de vue des lois (ou logiques, ou physiques), par lesquelles elles sont régies, soit enfin au point de vue moral`` (LAL. 1960).

 

 

Les Abdéritains : Empr. au lat. abderitanus « d'Abdère », attesté ds MARTIAL, 10, 25, 4 ds TLL, 53, 9. Nom des habitants d'Abdère, ville grecque de la Thrace, sur la mer Egée près de l'embouchure du Nestos (Mesta) près du cap Bouloustra. Patrie de Démocrite, d'Anaxarque et de Protagoras. La sottise des Abdéritains était proverbiale chez les Anciens. Terme peu usité, dont les dernières attest. dans la docum. datent du début du XIXe s.

 

 

Les Eléates : Philosophes grecs, disciples de Zénon d'Élée qui professaient aux VIe et Ve siècles avant Jésus-Christ les principes de l'école éléatique. Certes l'existence de l'émotion réfute au moins un moment l'argument épicurien, comme ce philosophe qui en marchant prouvait le mouvement et réfutait les éléates (J. VUILLEMIN, Essai signif. mort, 1949, p. 194)

 

 

Les Cyrénaïques : sont nés à Cyrène, ancienne ville grecque d'Afrique, ou y habitent; propre à Cyrène et à ses habitants. Synon. cyrénéen.
1834 adj. « de Cyrène » (BOISTE). Empr. au lat. class. cyrenaicus « qui a trait aux philosophes cyrénaïques, à leur doctrine »

 

 

 

Les Mégariques : De l'école philosophique fondée à Mégare par Euclide

 

 

Principe christique: don de soi pour l'humanité

 

 

Eristique : Relatif à la controverse. Philosophe appartenant à l'école de Mégare. Les disciples d'Euclide reçurent successivement trois noms différents : celui de mégariques, d'éristiques et de dialecticiens (FRANCK 1875).

Art de la controverse philosophique : Le Philèbe, de son côté, distingue la Dialectique qui s'astreint à traverser les étapes intermédiaires (mésa) et l'éristique qui veut faire Un ou Plusieurs immédiatement (euthus), vole au but tout droit et d'un seul coup d'aile et se dispense de passer Per gradus debitos. JANKÉL., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 153.  ,,Art des raisonnements spécieux et des arguties sophistiquées`` (LAL. 1968).

 

Doxographie : Fait de retranscrire les opinions soutenues par d'autres ou par le plus grand nombre.

 

Gymnosophistes : (mot grec signifiant « sages nus ») sont des philosophes indiens ainsi appelés par les Grecs parce qu'ils méditaient parfois nus.

 

Pyrrhonisme :

A. ? PHILOS. Doctrine de Pyrrhon, qui, entre les dogmatiques prétendant qu'il y a une vérité absolue et les sophistes qui le niaient, préférait que le philosophe s'abstienne; scepticisme philosophique. Il faudrait dès lors, sans aucune discussion, adopter le pyrrhonisme le plus radical, et dire avec ce grec « qu'on ne sait pas même que l'on ne sait rien » (Cournot, Fond. connaiss., 1851, p. 131).Huet, dans son traité De la faiblesse de l'esprit humain (...), fit de grandes concessions au pyrrhonisme. Il accordait bien que l'homme a quelque pouvoir de parvenir à la vérité, mais il lui refusait le pouvoir d'arriver à la pleine certitude par les seules forces de la raison (Théol. cath.t. 4, 11920, p. 807).

B. ? P. ext. Tendance à douter de tout; scepticisme radical. Pyrrhonisme en matière de religion (Ac.). Dès qu'on veut que toutes les croyances reposent sur des démonstrations, l'on est directement conduit au pyrrhonisme (Lamennais, Indifférence, t. 2, 1817-23, p. 84).Cette absurde théorie du pyrrhonisme historique (Comte, Philos. posit., t. 4, 1839-42, p. 330).

 

Syncrétisme : est un mélange d'influences. Le terme de syncrétisme vient d'un mot grec signifiant « union des Crétois ». Initialement appliqué à une coalition guerrière, il s'est étendu à toutes formes de rassemblement de doctrines disparates.

 

Immanence:  est un terme philosophique qui désigne le caractère de ce qui a son principe en soi-même.
Un principe métaphysique 
immanent est donc un principe dont non seulement l'activité n'est pas séparable de ce sur quoi il agit, mais qui le constitue de manière interne. Ce concept s'oppose à la transcendance, qui est le fait d'avoir une cause extérieure et supérieure. L'immanence peut aussi se distinguer de la permanence qui désigne le caractère de ce qui demeure soi-même mais à travers la durée, c'est-à-dire en assignant aux objets un espace et un temps.
La distinction entre immanence et transcendance recoupe partiellement celle faite par les Stoïciens 
entre ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas.

 

Colifichet: Objet futile et superflu.

 

Prurit : se définit comme une sensation subjective, généralisée à tout le corps ou localisée, conduisant à l'envie +/- incoercible de se gratter

 

 

Echeveaux : Assemblage d'éléments, concrets ou abstraits, embrouillés.

 

 

 

Onirocritique :  (gr. «qui concerne l'interprétation des songes»), subst. fém., dér. Art d'interpréter les songes. L'onirocritique, pour sa part, a connu d'innombrables systèmes d'interprétation. Dans toutes les langues les Clés des Songes se sont succédées, souvent différentes, parfois contradictoires (Divin. 1964).

 

Exégèse : Analyse interprétative d'un texte de la pensée d'un auteur (infra synt. a). Exégèse shakespearienne.

 

 

(Dictionnaire en ligne utilisé: TLF)

 

Hédonisme: Doctrine philosophique qui considère le plaisir comme un bien essentiel. ("Abrégé hédoniste" de M. Onfray)

Avant de lire "Les Sagesses Antiques" de Michel Onfray il est sans doute utile de réviser ou de revoir l'histoire de la philosophie antique.

Jean-Michel Dufays, maître-assistant à la Haute Ecole Paul-Henri Spaak (Belgique), qui parle ci-dessous des origines de la philosophie grecque (VIe - Ve siècles av. J.-C.) vous aidera à vous imprégner de la pensée de cette époque lointaine:

vidéo1

vidéo2: "La philosophie grecque classique (Ve - IVe siècles av. J.-C.) "

 

«Le matérialisme antique. Démocrite, Epicure, Lucrèce» par Jean SALEM:

 

Pour écouter la suite, cliquez ici.



19/07/2013
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